Où vague l'automne qui s'achève, où l'eau qui monte dans l'atmosphère,

le feu qui bruisse sous l'écorce ?

 

Le Temps compose-t-il chaque chose ou bien est-il indépendant ?

Deux perspectives, deux points de vue dont le premier génère l'ennui et l'autre décide

l'infinité d'un être entier tel le Bouddha....

Car s'il n'est de continuité toute chose est neuve et inutile, toute vie s'invente à chaque

heure sans ne rien laisser que poussière !

Mais la poussière n'est elle l'atome le plus fécond de ce qui reste.... ?

Mais le germe n'est- il aussi que pourriture en devenir, souvenir de postérité ou bien

« futur décomposé ».Un temps pour naître aux ferments, un temps pour mourir de sécheresse.... !

 

Le poussin brisant sa coquille s'éveille à l'Esprit du Bouddha renonçant aux vaines images,

pour entrer plain pied dans la vie  intégralement, partout présent, d'un même degré d'avidité

le temps plein de son bref passage....